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    Se chauffer au bois : les différents types de chauffages

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    JPMONNY

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    Se chauffer au bois : les différents types de chauffages

    Message  JPMONNY le Mar 18 Oct 2011 - 11:59

    Près de six millions de maisons françaises se chauffent au bois. Cheminée ouverte ou fermée, poêle à bois ou à granulés, ou encore chaudière centrale, de nombreuses solutions existent pour un chauffage utilisant la biomasse. Découvrez les différents appareils, leur fonctionnement et leur prix.

    Comme six millions de ménages français, vous souhaitez vous chauffer au bois ? Cette énergie renouvelable et peu polluante est considérée par les autorités comme une solution efficace et durable face à la hausse des prix des énergies fossiles. Grâce à des incitations fiscales, la moitié des maisons individuelles sont aujourd’hui chauffées au bois, et consomment pas moins de 50 millions de stères par an.

    De la cheminée classique à la chaudière à granulés sophistiquée, de nombreuses solutions existent pour se chauffer grâce à la première source d’énergie renouvelable de France.



    Cheminée ouverte classique

    Quand on parle de cheminée, on pense le plus souvent aux larges âtres des maisons de campagne, en brique, et à un feu dont les flammes réchauffent les pieds de toute la famille. Des souvenirs délicieux !

    Les cheminées ouvertes sont pourtant aujourd’hui considérées comme désuètes. A l’heure du développement durable, l’Etat encourage en effet l’installation des systèmes de chauffage les plus rentables... et ce n’est pas le cas des cheminées ouvertes !

    Ces installations doivent donc être exclusivement réservées à un chauffage occasionnel et très localisé, puisque leur rendement ne dépasse pas les 10%, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). La cheminée ouverte garde cependant le monopole du romantisme, comparée à ses concurrentes.



    Cheminée à insert et foyer fermé

    Pour transformer la cheminée de nos grands-parents en vrai système de chauffage écologique et performant, il faut confiner la chaleur pour pouvoir la transporter dans l’ensemble de la maison. C’est pourquoi les nouvelles cheminées possèdent des foyers de combustion fermés.

    Les foyers fermés sont assimilables à des poêles à bois, que l’on brancherait sur un conduit de cheminée. Ils peuvent être décorés par un habillage de cheminée classique. L’air ambiant circule de bas en haut autour du foyer, grâce à des ouvertures au dessus et en dessous de l’habillage, et se réchauffe. Le rendement de ces cheminées fermées varie de 30 à 85% selon les modèles.
    Si vous possédez déjà une cheminée ouverte, et que vous ne souhaitez pas la déposer, optez pour un insert. Esthétiquement très proche du foyer fermé, ce coffre en fonte s’encastre directement dans la cheminée d’origine. Le rendement des inserts est légèrement inférieur à celui des foyers fermés.

    "Certains modèles de foyers fermés et d'inserts peuvent être équipés d'un système de distribution de l'air chaud dans plusieurs pièces grâce à un réseau de gaines souples et d'un ventilateur" précise l’ADEME.
    Attention !

    La température de combustion dans un foyer ouvert est plus basse (350°C) que dans un foyer fermé ou un insert (400°C). Les conduits de cheminée ne sont donc pas les mêmes. "Le branchement d’un foyer fermé ou d’un insert sur un conduit traditionnel sans précaution peut donc entraîner des sinistres" prévient l’ADEME.



    Poêle à bois
    Contrairement à la cheminée, le plus souvent installée contre un mur, le poêle à bois trône au milieu de la pièce. Sans conduit d’évacuation, il est maniable et peut être déplacé au gré des besoins de la famille... et au fil des maisons !

    En acier, fonte, céramique ou pierre, des matériaux qui accumulent la chaleur et la restituent doucement, les poêles chauffent doucement et en continu, y compris après la fin de la combustion. Leur rendement est d’environ 80%, mais varie selon les modèles. Certains, dits à double combustion, présentent plusieurs entrées d’air, afin d’optimiser la montée de la chaleur, avec un rendement de 40 à 85%. D’autres sont équipés d’un ventilateur, pour améliorer le tirage d’air et la combustion.

    Les modèles les plus sophistiqués sont même équipés d’un système de réglage de la température, avec pour certains une télécommande... Ou quand la domotique rencontre le chauffage traditionnel ! Comptez tout de même 5.000 euros pour les versions les plus techniques ou les plus design.
    Le label Flamme Verte

    Créé en 2000 par l’Ademe, le label Flamme Verte est aujourd’hui géré par le Syndicat des énergies renouvelables. Il indique les performances environnementales des poêles, inserts et cuisinières fonctionnant au bois, en nombre d’étoiles.

    Un appareil de classe 5 étoiles présente un rendement énergétique excellent, et des émissions polluantes très limitées. A l’inverse, les appareils de classe 1 ou 2 étoiles ne décrochent pas le label Flamme Verte. Les systèmes de chauffage labellisés sont, eux, éligibles au crédit d’impôts (22% pour une première acquisition, 36% pour un remplacement, taux applicable au 17/10/2011).



    Poêle à pellets/granulés

    Tout le monde n’a pas l’âme d’un Charles Ingalls lorsqu’il s’agit de couper du bois ! Si la corvée vous rebute, il existe des poêles à pellets, des granulés de sciure de bois compressée.
    Zoom sur les granulés de bois

    La production de granulés permet d’optimiser la consommation de bois, en utilisant les déchets de l’industrie. Broyée, séchée, la sciure est compactée en petits granulés d’environ 6 mm de diamètre et 30 de long, qui servent aussi bien au chauffage qu’aux litières pour animaux. Avec 7 mètres cube de sciure de bois, on produit environ une tonne de granulés, en rejetant à peine quelques kilos de cendres.

    Des granulés de bonne qualité ne contiennent que 10% d’humidité maximum, sans quoi ils pourraient mal brûler. Stockez-les dans un endroit sec et aéré. Enfin, sachez que le terme « pellet » est un anglicisme !

    Si le look des poêles à granulés est très similaire à celui des poêles à bois, ils présentent quelques avantages. Plus besoin, on l’a dit, de couper et stocker du bois. Le stockage des granulés est plus simple, car leur densité énergétique est meilleure, c’est-à-dire qu’un kilo de granulés chauffe plus et plus longtemps qu’un kilo de bois.

    Mieux encore, le fonctionnement et l’alimentation en granulés sont automatisés, grâce à un réservoir intégré dans le poêle. Vous n’avez qu’à régler le thermostat souhaité, et le poêle gère sa consommation. Certains modèles disposent même d’un programmateur. Enfin, le rendement des poêles à pellets est très élevé (jusqu’à 90%) et leurs rejets limités.

    On note toutefois quelques désagréments. Avant tout, le prix élevé de ses appareils : comptez minimum 2.000 euros pour un poêle correct. On reproche également à certains modèles d’être bruyants. Il s’agit de ceux dont le système d’alimentation comporte une vis sans fin, qui fait tomber les granulés dans le foyer. D’autres modèles, avec un système d’aspiration, sont plus silencieux. Idem pour les poêles qui propagent la chaleur par convection : ils sont plus discrets que ceux possédant un système de ventilation.

    Enfin, un détail important : les poêles à granulés doivent être alimentés en électricité pour fonctionner de manière autonome ! Un élément à prendre en compte pour choisir l’emplacement de l’appareil.



    Chaudière à bois
    Si vous souhaitez équiper votre logement d’un chauffage central, le bois-énergie est aussi une option. En installant une chaudière à bois, qui alimente les radiateurs de la maison, vous bénéficierez d’un chauffage écologique, au rendement intéressant (60 à 80%). Plutôt faciles d’entretien, les derniers modèles de chaudières bois proposent des technologies sophistiquées, élevant leur rendement jusqu’à 85%.

    L’investissement de départ est important (environ 8.000 euros), mais il est rapidement rentabilisé, en particulier si vous disposez d’une source d’approvisionnement en bois gratuite. Le système est en particulier intéressant pour les grandes surfaces, où la chaleur sera ainsi mieux répartie qu’avec un insert ou un poêle.

    Il faudra cependant prévoir une pièce à part pour la chaudière et le magasin de bois. En contrepartie, l’installation pourra également fournir l’eau chaude sanitaire, si elle est reliée à un ballon. La contrainte majeure reste la nécessité d’alimenter la chaudière tous les jours, son autonomie étant limitée.



    Chaudière à pellets/granulés
    Encore plus efficace que la chaudière à bois, et toujours pour un système de chauffage central, la chaudière à granulés. Avec un rendement de 85 à 95%, c’est le système de chauffage au bois le plus efficace - mais aussi le plus cher, et le plus complexe à mettre en place.

    Comptez 15 à 20.000 euros, tout de même, mais n’oubliez pas qu’un crédit d’impôts de 22% (taux applicable au 17/10/2011) peut y être appliqué, et que de nombreuses aides locales sont disponibles. La chaudière à granulés est très économique à l’usage, comparée aux chaudières utilisant des énergies fossiles en particulier.

    La solution est ultra-performante, mais plutôt encombrante. Il vous faudra en effet prévoir de la place pour installer un silo à granulés à proximité de la chaudière. En revanche, le silo fournira automatiquement la quantité de granulés nécessaire au bon fonctionnement du chauffage, sans que vous ayez à vous en préoccuper plus d’une fois par an. La chaudière à granulés réclame, par ailleurs, un entretien limité et souvent automatisé.


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